Un patrimoine vivant : anecdotes et clins d’œil du chemin
À chaque détour, le sentier réserve des surprises. Un vieux banc moussu, vestige d’une halte jadis plus animée, rappelle le temps où l’on venait cueillir les jonquilles avec les enfants de l’école communale. Plus loin, sur la gauche, une petite chapelle en brique marque la reconnaissance d’un voeu exaucé : depuis plus d’un siècle, au printemps, des bouquets de lilas y sont déposés lors d’une procession.
Non loin, la Scarpe, presque paisible, cache une page tragique : c’est ici que, selon la mémoire de plusieurs anciens, des bateaux de contrebande passaient la frontière sous le nez des douaniers. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, on raconte que du tabac et de l’alcool de genièvre contournaient ainsi les postes de contrôle (source : « Frontières en Nord », revue historique régionale, Université de Lille).
Au fil des saisons, le chemin prend des couleurs très différentes. L’automne est une splendeur, l’ocre des peupliers se reflétant dans les eaux calmes. En juin, ce sont plutôt les coquelicots et les bleuets qui égaient les talus. Savez-vous, d’ailleurs, que c’est à Flines-lez-Mortagne qu’a été organisée, en 1972, la première fête du vélo du secteur ? Le parcours y empruntait une bonne partie du sentier entre nos deux villages.