Trois parcours à pied pour découvrir l’architecture traditionnelle
1. Le parcours du centre historique : cœur du village, pierres et mémoire
Impossible de manquer la Place Charles Catteau. Autour, de vieilles maisons à pignons, certaines datées du XIXe siècle, dressent fièrement leurs façades aux linteaux ouvragés. Les briques rouges et les pierres blanches y composent un damier typique de la région.
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L’église Saint-Martin, reconçue après la Première Guerre mondiale, mais conservant ses fondations médiévales. Remarquez les plaques de grès et la flèche octogonale, si rare dans le secteur (Source : Mérimée/Base patrimoine).
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Le presbytère : façade de brique et de pierre calcaire, lucarnes à chiens-assis et porte cintrée. L’une des rares demeures à avoir gardé ses ferronneries d’origine.
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Maisons rurales alignées: rues du Curé et du Moisnil, on observe les fameux « pas de moineau » (pignons découpés en escalier) inspirés des maisons flamandes.
Conseil pratique : La place accueille régulièrement le marché (samedi matin). Préférez une balade en dehors de ces heures si vous souhaitez profiter du calme et observer les maisons à loisir.
2. Itinéraire des fermes et hameaux : immersion dans la ruralité vivante
À l’est du village, la balade se fait plus champêtre. Ici, la ruralité ne se contemple pas seulement, elle se vit.
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La ferme du « Grand Labbé » (rue de l’Église) : bâtiment en U, cour centrale et grange monumentale. Bélier de pierre surmontant le porche, un clin d’œil à l’activité originelle du lieu.
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Les anciens moulins : même si les ailes ont disparu, les soubassements de brique trahissent leurs emplacements. Certains, reconvertis en habitation, gardent leurs encadrements en grès.
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Les maisons en torchis et pans de bois (hameau de la Garde) : façades blanches striées de poutres, toits de tuiles canal : le charme d’une authenticité préservée.
Petit fait marquant : juste après la Première Guerre Mondiale, 69 maisons du village furent reconstruites ou rénovées grâce au « Fonds des dommages de guerre ». D’où cette unité discrète de briques, typique des années 1920 (Source: Archives de la commune).
Conseil pratique : Le circuit forme une boucle de 4,5 km, accessible à pied comme à vélo. Prévoir de bonnes chaussures en hiver : les chemins sont parfois boueux.
3. Parcours de la Scarpe et du patrimoine religieux
Le long de la Scarpe, le paysage s’étire, tout en latitude. Là où l’eau flirtait jadis avec le moulin à eau, on trouve aujourd’hui des maisons basses et d’anciennes chapelles de faubourg.
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Les chapelles Notre-Dame de Bon Secours et Saint-Roch : construction en brique, niches à statues, croix ouvragées — rituels de procession et mémoire du passage. Saviez-vous que la chapelle Saint-Roch servait d’abri lors des invasions du XIXe ?
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Les « censes » : mot du coin pour désigner les fermes traditionnelles — certaines, comme la cense du Cavalier, sont les vestiges d’exploitations agricoles du XVIIIe siècle, avec leurs écuries basses et larges portes cintrées.
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Maisons de bateliers : nombreuses au bord de la Scarpe, elles arborent encore des anneaux d’amarrage, mémoires d’un temps où le village battait au rythme du trafic fluvial.
Astuce locale : Le sentier du Halage est ouvert toute l’année. Il offre de magnifiques points de vue pour les amateurs de photographie.