Fontaines, lavoirs et pompes : l’eau, source de vie et d’histoire
On les devine parfois sous une vigne vierge ou à l’angle d’une grange : fontaines, pompes à bras, abreuvoirs. Autrefois indispensables, ils sont aujourd’hui devenus des témoins silencieux de la sociabilité villageoise.
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La pompe communale : Sur la place, on trouve encore, bien conservée, l’ancienne pompe datée de 1887. Sa poignée de fonte, usée à force de mains d’enfants et de fermiers, raconte des générations venues puiser l’eau avant d’aller aux champs. C’était le cœur vivant du village, le lieu où l’on croise ses voisins, où l’on prend des nouvelles.
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Le lavoir disparu : Près de la Scarpe, le souvenir d’un lavoir aujourd’hui enfoui sous la végétation subsiste dans la mémoire des anciens. C’est ici que circulaient les nouvelles et les commérages, bien avant l’arrivée d’internet ! Cette institution communautaire marquait aussi le statut particulier de Flines, village rural et industrieux à la fois.
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Abreuvoirs et auges à chevaux : Si certains ont été déplacés ou réutilisés en bacs à fleurs, il n’est pas rare, dans les fermes, d’en retrouver un qui a résisté à l’épreuve du temps, vestiges du monde agricole d’avant la mécanisation.
Ces éléments, bien plus que de simples objets utilitaires, incarnent la vie d’antan : une vie où l’on partageait, où l’on se retrouvait, où la relation à l’eau était essentielle. Parfois, lors d’un orage, l’eau s’y accumule encore, comme un clin d’œil du passé vers le présent.