Les monuments commémoratifs de Flines-lez-Mortagne : jalons de mémoire
Au cœur du village, il suffit de suivre la place ou de lever les yeux sur les façades pour croiser ces monuments silencieux, gardiens fidèles du souvenir de générations passées. Ces traces visibles s’inscrivent dans un geste universel : celui d’honorer le courage, de ne pas laisser s’effacer les heures sombres, d’inscrire dans la pierre les noms qui pourraient s’éclipser de la mémoire vivante.
Le monument aux morts – Place de la Mairie
- Lieu : Place Jean Jaurès, devant la mairie
- Date d’inauguration : 1923
- Signification : Hommage aux Flinois morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale, complété pour les victimes de la Seconde Guerre et des conflits plus récents.
Erigé après la catastrophe de la Grande Guerre, ce monument se distingue par l’austérité du granit et l’élégance silencieuse d’obélisque surmonté d’une croix de guerre. On peut y lire une trentaine de noms, patiemment gravés : ceux des jeunes hommes “Morts pour la France” entre 1914 et 1918 – puis, après 1945, ceux tombés pendant la Seconde Guerre, et un ajout pour les victimes des conflits d’Indochine et d’Afrique du Nord. Ce sont parfois des noms qu’on entendait encore il y a peu sur la place du village, dans la bouche des anciens.
- Chaque année, le 11 novembre, les habitants se rassemblent ici pour honorer la mémoire des “poilus”.
- La présence d’un coq gaulois, symbole de la nation, rappelle l’âpreté du combat et la fierté d'une région rurale farouchement attachée à la République.
À noter : le monument fait l’objet d’un fleurissement solennel à chaque grande commémoration. Accessible toute l’année, il se situe juste en face de l’entrée principale de la mairie – facilement repérable quand on arrive de Marchiennes ou Mortagne-du-Nord.
Plaques commémoratives de l’église Saint-Roch
- Lieu : Nef de l'église Saint-Roch
- Inauguration : Vers 1924 (extension après 1945)
L’église du village n’abrite pas seulement des vitraux chatoyants ou un remarquable chemin de croix. Sur le mur de la nef latérale, deux plaques en marbre polissent le temps et attirent le regard de qui sait observer. On y retrouve les noms, pour certains doublons de ceux du monument aux morts, mais aussi la mention émouvante de soldats disparus, “Morts en déportation” ou “Fusillés”. Ces ajouts témoignent de la volonté collective de ne pas oublier le calvaire des prisonniers, déportés vers des camps lointains, notamment durant 1940-45.
- Les plaques sont visibles pendant les horaires d’ouverture de l’église (généralement le matin et avant les offices – se renseigner en mairie pour une visite spécifique).
- Pour les descendants et curieux, on y trouve parfois des prénoms anciens, typiques du Nord : Eugène, Émile, Clovis...