Au fil des métiers d’antan
Les outils du sabotier : mémoire du bois et de l’adresse
Quelques familles à Flines-lez-Mortagne peuvent encore évoquer le dernier sabotier, dont l'atelier a fermé dans les années 1970. Le métier avait sa place dans tout village rural du Nord. On pouvait y croiser :
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Le boutoir : pour évider la forme du sabot dans un morceau de bois de saule ou de peuplier, bois locaux réputés pour leur souplesse.
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La plane : sorte de grand couteau recourbé à double manche, pour façonner et lisser l’extérieur de la chaussure paysanne.
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Les tranches de modèles : aujourd'hui objets de collection, certains habitants les exposent lors des Journées du Patrimoine.
Avant 1939, on estime qu’une vingtaine de familles dans la commune utilisaient sabot et sabotine au quotidien (source : Archives départementales du Nord). Aujourd’hui, les sabots sont devenus décoratifs ou souvenirs lors de fêtes locales.
Le forgeron et ses outils de géant
Le forgeron, figure familière jusqu’à la fin des années 1960, avait aussi sa panoplie d’outils, qui font rêver les enfants et les nostalgiques :
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L’enclume : monumentale, toujours prête à résonner – certains en possèdent encore dans leur garage ou leur jardin.
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Le soufflet à bras : permettait d’attiser le feu pour tremper les outils ou ferrer les chevaux.
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La grande pince à chevaux : adaptée pour poser ou ôter les fers des bêtes de trait, compagnons indissociables des labours.
Si la forge de Flines-lez-Mortagne n’a pas résisté à la fin du XXe siècle, ses outils sont parfois exposés lors des fêtes du patrimoine ou transmis en héritage. Leur simple présence rappelle l’importance des métiers du feu et du métal dans la vie rurale.