Au commencement : l’argile et l’eau, la naissance de la brique
Les maisons en brique rouge, emblématiques des Hauts-de-France et du Hainaut en particulier, tirent leur identité de la terre elle-même. Ici, pas de pierre à foison comme dans certaines régions, mais une argile grasse, généreuse, couleur sang de bœuf, cachée dans le sous-sol.
Pourquoi de la brique, et pas de la pierre ? Tout simplement parce que la géographie du territoire décide souvent de l’apparence de ses maisons. Autour de Flines-lez-Mortagne, le sous-sol regorge de limon argileux, facilement exploitable. L’extraction de l’argile puis sa cuisson à haute température permettaient de fabriquer une matière première solide, résistante, et surtout, peu onéreuse.
- La première trace d’utilisation de la brique en Hainaut remonte à l’époque romaine, mais c’est au Moyen Âge que la technique devient courante.
- La brique flamande, à la mode dès le XIIIe siècle, se diffuse rapidement grâce à la proximité des grandes villes de Flandre et du Brabant.
- À la Renaissance, la brique rouge devient la norme pour toutes les classes sociales, des maisons ouvrières à la bourgeoisie locale.
La brique s’impose, car c’est la ressource du pauvre comme du riche. Elle façonne peu à peu l’identité visuelle du Hainaut.