Secrets d’architecture et symboles sculptés
La clef de voûte mystérieuse
À l’intérieur, il suffit de lever les yeux pour remarquer une clef de voûte remarquable, sculptée d’un blason aux armes de Flines. Selon la Société Archéologique de Douai, ce motif ne date « que » du XVIIIe siècle, mais il s’inspire de modèles médiévaux. On raconte que le blason aurait été refait à la Révolution pour effacer toute trace seigneuriale – sauf, dit-on, un petit écu caché qui subsisterait en hauteur. À qui appartient-il vraiment ? Le mystère demeure.
Des inscriptions oubliées
Plus discrets encore, des graffitis anciens subsistent sur certaines pierres du portail occidental, fruits du passage d’apprentis tailleurs ou des pèlerins. L’un d’eux, un poisson gravé près de l’entrée latérale, est l’un des rares vestiges du symbolisme chrétien des premiers siècles : peut-être, selon le curé du village, un clin d’œil à la présence d’anciens chemins de pèlerinage reliant la Flandre à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le banc d’œuvre et la « chaire tournante »
L’église Saint-Michel possède un banc d’œuvre du XVIIe siècle, délicatement sculpté, où prenaient place les notables lors des cérémonies. Mais c’est surtout sa chaire à prêcher qui attire l’attention : installée en 1771, elle pouvait, grâce à un ingénieux système, pivoter pour que la voix du prêtre porte mieux dans toute la nef – prouesse acoustique qui fait sourire les visiteurs d’aujourd’hui.